Son nom est Sa’d Ibn Malik Az-Zouhri , raa . Son grand père, Ohayb Ibn Manaf, était l’oncle paternel d’Amina, la mère du Messager d’Allah saw . Il avait embrassé l’Islam à l’âge de 17 ans. Sa conversion était précoce. En parlant de lui même, il disait: « Un jour était venu, où je représentais le tiers des musulmans ! » Il voulait dire qu’il était parmi les 3 premiers qui se convertirent à l’Islam.

Pour contraindre Sa’d raa à l’idolâtrie de ses parents et de ses proches, sa mère avait déclaré qu’elle s’abstiendrait de prendre nourriture et boisson jusqu’à ce que Sa’d retourne à la religion de ses pères et de son peuple. En s’évertuant ainsi, elle faillit trouver la mort. Mais Sa’d raa ne se soucia guère de cela et ne vendit jamais sa foi même s’il devait payer pour cela avec la vie de sa mère.
Ses parents l’obligèrent à visiter sa mère agonisante, espérant attendrir son coeur en la voyant de la sorte. Sa’d raa est allé la voir et vit un spectacle à faire fondre les rochers… mais sa foi en Allah et en Son Messager saw surpassait tout. Il s’approcha alors du visage de sa mère et lui cria afin qu’elle l’entende : « 
Par Allah ! tu sais ma mère , en dépit de mon grand amour pour toi, celui pour Allah et Son messager sont encore plus fort ! Par Allah, si tu possédais cent âmes et si ces âmes mouraient l’une après l’autre, je n’abandonnerais pas ma religion, pour rien au monde. Mange si tu veux ou ne mange pas. »
Sa mère plia devant sa résolution et Allah fit descendre la révélation au sujet de Sa’d raa pour fortifier son attitude :
{Et si tous deux te forcent à M’associer ce dont tu n’as aucune connaissance, alors ne leur obéis pas; mais reste avec eux ici-bas de façon convenable. Et suis le sentier de celui qui se tourne vers Moi. Vers Moi, ensuite, est votre retour, et alors, Je vous informerai de ce que vous faisiez.} (31/15)

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‘Ali Ibn Abi Talib raa a dit : Je n’ai jamais entendu le Messager d’Allah saw donner en rançon ses père et mère à quiconque sauf à Sa’d. Je l’ai entendu dire le jour de Uhûd :  » Tire Sa’d, que je te donne en rançon père et mère. »

Sa`d raa fut ainsi le premier compagnon à avoir tiré une flèche pour défendre l’Islam. Une fois, le Prophète saw pria pour lui en disant : « Ô Seigneur ! Dirige ce tir et répond à sa prière ! »

‘Oumar raa le choisis pour commander l’armée musulmane contre les perses :

Le Prince des Croyants réfléchit et demanda à ses compagnons raa : « A qui pensez-vous, pour l’envoyer en Irak ? » Ils se turent pour réfléchir.
Abdel Rahman Ibn ‘Awf raa s’écria : « Je l’ai trouvé ! »
‘Oumar raa dit : « Qui-est-ce ? »
Abdel Rahman raa dit : « Le lion qui cache ses griffes, Sa’d Ibn Malek Az-Zouhri ! » raa
Les musulmans agréèrent ce choix et le Prince des Croyants raa envoya une lettre à Sa’d Ibn Abi Waqas raa pour lui confier le commandement de l’armée et de l’Irak.

`Umar se tint devant la grande armée musulmane et fit ses adieux. Puis il s’adressa au commandant en chef et lui dit :

« Ô Sa`d ! Le fait d’être l’oncle du Messager de Dieu et d’être un de ses compagnons ne doit pas te détourner du souvenir d’Allah. Le Seigneur Tout Puissant n’efface pas le mal par le mal, mais Il le remplace par le bien. Ô Sa`d ! Le seul lien entre Allah et Son serviteur est l’obéissance. Pour Allah, tous les hommes sont identiques, qu’il s’agisse d’un noble ou du plus commun des hommes. Allah est leur Seigneur et ils sont Ses serviteurs qui cherchent à s’élever par l’adoration et à atteindre ce qui est auprès de leur Maitre par l’obéissance. Rappelle-toi comme le prophète saw agissait avec les musulmans et agit en conséquence… »

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Puis vint la bataille d’Al-Madâ’in, bataille finale et décisive… Elle s’est déroulée deux ans après celle d’Al Qadissiya entre les musulmans et les perses, jusqu’à ce que le reste de l’armée persane fusse rassemblé à Al-Madâ’in, sur les rives orientales du fleuve Tigre .

Sa’d raa pensant que le temps jouerait pour ses ennemis, décida de leur ôter cet avantage en attaquant le plus vite possible l’ennemi . Les perses disait il étaient en possession de tous les bateaux et pouvaient fondre sur eux à tout moment. La situation des musulmans ne serait sécurisée que lorsqu’ils éjecteraient les perses de cette place forte une bonne fois pour toute. Les musulmans devaient donc traverser le fleuve du Tigre profond au courant intense car c’était la saison des pluies et il était en pleine crue . Ici il y eut un évènement où Sa’d raa prouva qu’il était vraiment le « Lion qui cache ses griffes » comme l’avait décrit Abdel Rahman Ibn ‘Awf raa !
La foi de Sa’d raa et sa détermination bravèrent le danger et l’impossible avec une témérité incontestable ! Six cents des hommes les plus courageux furent sélectionnés et divisés en dix détachements de soixante hommes chacun. Derrière Sa’d Ibn Abi Waqqas raa qui s’élança en donnant le signal de bataille : « Allahou Akbar (4x) !! Hayya ala barakatillah !! » (Chargez avec la bénédiction d’Allah !!) , les soixante premiers hommes jetèrent à leur tour leurs chevaux dans le fleuve , et aux prises avec les rapides, gagnèrent la rive orientale sans aucune perte ni blessure . Un conte historique nous décrit la splendeur du spectacle à leur traversé du Tigre, il dit :

« Sa’d ordonna aux musulmans de dire : « Allâh nous suffit ! Il est le meilleur Protecteur ». Puis il se lança devant tous et traversa sur son cheval le Tigre et les gens le suivirent. Personne ne resta en arrière. Ils marchèrent comme s’ils traversaient la terre ferme jusqu’à ce qu’ils remplirent les deux côtés, de sorte qu’on ne voyait pas la surface de l’eau. Des chevaliers et des fantassins s’entretenaient sans avoir rien à craindre, à cause du sentiment de tranquillité et de sûreté qu’ils éprouvaient en se confiant à Allah espérant Sa victoire, Son secours et l’accomplissement de Sa promesse ! »

Leur illustre exemple furent suivis sans attendre par le reste des troupes musulmanes sous les yeux des perses qui devant cette prouesse exceptionnelle des musulmans furent saisis de terreur et fuirent dans la plus grande consternation criant : « Les génies !! Les génies arrivent !! « 

Le stratagème de Sa’d raa par la volonté d’Allah ta’ala a réussi ce jour-là d’une façon qui surprendra jusqu’aux historiens… Même Sa’d Ibn Abi Waqas lui-même en fut surpris…  Tout comme son compagnon dans la bataille, Salman Al Farisi raa qui se frottait les mains d’émotion en disant : « L’Islam me parait être une nouvelle religion : Par Allah ! Les mers ont été soumises aux musulmans comme la terre. Par celui que l’âme de Salman a en sa main, les hommes sortiront en masse, comme ils sont entrés en masse. »
Et ainsi il fut fait, ils ne perdirent pas un seul soldat, ni même un cheval. Un combattant fit tomber son gobelet, comme il ne voulait pas être le seul parmi ses camarades qui perde quelque chose, il appela ses compagnons pour l’aider à le repêcher, le gobelet fut élevé par une marée où les passants purent le ramasser . 

Au mois de Saffar de l’an 16 A.H (mars 637) Sa’d raa pénétra dans Madâ’in en marchant ainsi en triomphe à travers la cité , avait sur les lèvres les versets prophétiques du Coran : « Combien sont nombreux les jardins qu’ils laissèrent, et les sources et des champs de blé, et de somptueux manoirs, et le luxe dans lequel ils vivaient ! Il en fut ainsi : Nous le donnames à un autre peuple en héritage. »

Allah ta’ala venait ici d’offrir à Son prophète saw le trésor de Chosroês ….

Le bédouin Surâqa ibn Mâlik raa fut immédiatement mandé afin de porter les bracelets dorés de Chosroês comme lui avait prédit le prophète saw. Sa joie ne connut pas de limite en voyant la prophétie de son bien aimé prophète saw se réaliser.

Quand ‘Umar raa aperçut toutes ses richesses , ils se mit à sangloter et quand on lui demanda pourquoi en un tel moment de joie , il répondit : « Je crains qu’un jour cette richesse  et ce confort ne causassent au final la ruine de mon peuple. »

Lorsque Ziyad qui avait éscorté le butin jusqu’à la capitale , demanda la permission du Calife d’étendre la conquête vers le Khurasan , ‘Umar raa le lui interdit formellement et dit : « je préfèrerais voir plutôt une montagne insurmontable entre la Mésopotamie et ces terres, de sorte qu’ils ne soient capables de nous approcher, non plus que nous serions capables de les approcher. »

Sa`d vécut jusqu’à l’âge de quatre-vingt ans. Il disposait d’une grande influence ainsi que d’une grande richesse mais, quand l’heure de la mort approcha en l’an 54 de l’Hégire, il demanda à son fils d’ouvrir une boîte dans laquelle il avait gardé une longue jubbah en laine et dit :  » Enveloppe-moi dedans. Je portais cette jubbah le jour où j’ai rencontré les mécréants à Badr et c’est ainsi que je veux rencontrer Allah Le Tout Puissant.  »

Sa’d Ibn Abi Waqas …. Radi Allahou anhou .

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