قُلْ بِفَضْلِ اللَّهِ وَبِرَحْمَتِهِ فَبِذَلِكَ فَلْيَفْرَحُوا هُوَ خَيْرٌ مِمَّا يَجْمَعُونَ

« Dis par la grâce d’Allâh (l’Islam) et par Sa miséricorde (le Qur’ân), par cela qu’ils se réjouissent, c’est mieux que les biens du bas monde » Sôurat Yûnus / 58.

هو أَبو القَاسِمِ سيِّدُنا مُحَمَّد
ابنُ عَبْدِ اللهِ بنِ عَبْدِ المُطَّلِبِ بن هَاشِمِ بنِ عَبْدِ مَنَافِ ابنِ قُصَيِّ بنِ كِلابِ بنِ مُرَّةَ بنِ كَعْبِ بنِ لُؤَيِّ بنِ غَالِبِ ابن فِهْرِ بنِ مَالِكِ بنِ النَّضْرِ بنِ كِنَانَةَ بنِ خُزَيْمَةَ بنِ مُدْرِكَةَ ابنِ إِلْيَاسَ بنِ مُضَرِ بن نِزَارِ بنِ مَعَدِّ بن عَدْنَانَ

ويتَّصلُ نَسَبُهُ إلى نبيِّ اللهِ إِسْمَاعِيلَ ابْنِ نبيِّ اللهِ إِبْرَاهِيمَ

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Abou al-Qâcim , le guide des pieux, l’envoyé d’Allah Muhammad,  Salla l-Lâhou `alayhi wa sallam.

  • fils de `Abdul-Lâh :

Abdul-lâh est le fils de ‘Abdul-Muttalib qui était dépourvu de force et d’influence à la Mecque. N’ayant qu’un fils pour l’assister au départ , il lui fut difficile de venir à bout de la faction contestataire des Quraych. Il sentait si profondément sa faiblesse et son infériorité par rapport aux familles puissantes et nombreuses de ses opposants qu’il fit le voeu de sacrifier un fils à la Divinité. Sa prière fut entendue et il commença à avoir un fils après un autre. En même temps la fortune lui sourit. Il reçut en vision l’ordre divin de creuser le puits de Zam-Zam qui était comblé depuis des siècles et dont on ne se souvenait même pas de l’emplacement exact. Il fit des recherches diligentes dans la proximité de la Ka’bah et il finit par retrouver les traces des travaux de sa maçonnerie. Aidé de son fils Hârith, le seul à être déjà grand à ce moemnt là , ‘Abdul-Muttalib creusa de plus en plus profondément, malgré l’opposition des Quraych, jusqu’à ce qu’il retrouvât les deux « Ghezalles » dorés, avec les épées et les armures complètes enterrées là depuis plus de trois siècles par le roi ‘Amr Ibn Hârith. Ainsi fut redécouvert le puits de Zam-Zam. Les années s’écoulèrent et ‘Abdul-Muttalib se vit enfin entouré du nombre de fils qu’il avait souhaité. Chaque jour qui passait ainsi lui rappelait le voeu qu’il avait fait témérairement alors qu’il était seul et troublé. Aussi amena-t-il ses fils à la Ka‘abah pour tirer le sort pour chacun d’eux afin de désigner celui qui devait être sacrifié. Le sort fatal tomba sur ‘Abdul-lâh qui était le plus beau et le plus honnête parmi la jeunesse d’Arabie, et aussi le fils le plus chéri d’Abdul-Muttalib. Celui-ci fut donc très affligé de ce résultat, mais il savait qu’il n’avait pas le choix, car il devait tenir sa promesse. Ses six filles pleurèrent à chaudes larmes et s’accrochèrent à ‘Abdul- Muttalib pour le persuader de faire un tirage au sort entre ‘Abdul-lâh et dix chameaux qui représentaient le rachat courant du sang d’un homme. Si Dieu acceptait ce rachat, le jeune homme serait sauvé. Le sort fut donc tiré, mais le résultat ne fit que décevoir la famille angoissée. Le tirage au sort fut répété avec dix chameaux supplémentaires. A chaque nouvel essai ‘Abdul-Muttalib rajoutait dix chameaux à la mise, mais Dieu semblait refuser toujours le rachat et exiger le sacrifice du garçon. Au dixième jet où la rançon atteignit cent chameaux, le sort tomba sur les chameaux. Pour mieux s’assurer que cette dernière rançon était bien acceptée par Dieu, il répéta trois fois le tirage au sort, et chaque fois le sort tomba sur les chameaux. Aussi égorgea-t-il joyeusement les cent chameaux entre Çafâ et Marwah et organisa-t-il un festin pour les habitants de la Mecque. ‘Abdul-lâh , le père de notre bien aimé Prophète Mohammad saw… fut ainsi sauvé du sacrifice. 

«Et nous avons racheté son fils par un plus grand sacrifice». Al-Saffât, 108

 

  • fils de `Abdul-MuTTalib : 

A l’époque où mourut son père Hâshim (environ 510 après J. C.), il était un petit garçon et se trouvait au loin, à Médine, avec sa mère Salma Bint (fille de) ‘Amr, une dame distinguée des Banî Najjâr, un clan de la tribu de Khazrah. Hâshim confia les fonctions dont il avait la charge à son frère al-Muttalib (à ne pas confondre avec son fils donc  ‘Abdul-Muttalib !! ), en lui laissant des instructions précises pour qu’il les transmette à son fils. Al-Muttalib mena l’entretien des pèlerins d’une façon si splendide qu’il mérita le qualificatif d’al-Faydh (le Munificent). Entre temps, son petit neveu, le fils de Hashim , Chayba al-Hamd (appelé ainsi parce que sa tête enfantine était couverte de cheveux blancs) grandissait sous les soins de sa mère veuve à Médine. Les Mecquois, ayant remarqué le beau jeune homme avec lui, présumèrent qu’il était son esclave et dirent à al-Muttalib: «Quelle belle affaire tu as faite !». Al-Muttalib, les informa, toutefois que ce garçon était son neveu Chayba, le fils de Hâshim. Ils scrutèrent minutieusement ses traits et jurèrent qu’il était le portrait de Hâshim. C’est cet incident qui fut à l’origine de son nom ‘Abdul-Muttalib, l’esclave de Muttalib,  et c’est à partir de là que le fils de Hâshim prit définitivement ce nom.

 

  • fils de Hâshim :

C’est lui qui donna le nom de son clan , les bani Hashem qui donnera la lignée des Hashémites. Il fut affecté du droit de fournir la boisson et la nourriture aux pèlerins . Il était riche et en position de s’acquitter de cette tâche avec une munificence princière et d’entretenir les pèlerins royalement. Son hospitalité le fit entourer, aux yeux de toute l’Arabie, d’un halo particulier de gloire. Sa charité dévouée au bien public, pendant la famine qui dura trois ans à la Mecque, accrut encore plus sa popularité. Hâshim organisait les expéditions commerciales de son peuple de sorte qu’à chaque hiver une caravane partait pour le Yémen et l’Ethiopie, alors qu’une seconde prenait la route de Ghaza et d’Angora et d’autres centres commerciaux de la Syrie, en été. La renommée et les succès de Hâshim, sans cesse croissants dans tout ce qu’il avait entrepris, suscitèrent la jalousie de son frère jumeau, ‘Abd Chams et du fils de ce dernier, Ommayyah. Certes ceux-ci étaient sans doute riches, mais au lieu de dépenser leur argent dans une entreprise utile, ils s’efforçaient de se montrer trop généreux devant leurs proches, et finirent par paraître ridicules aux yeux des Quraych qui observaient leurs vains efforts avec mépris. Omayyah devint, à la longue, si enragé qu’il défia ouvertement Hâshim de se soumettre à une épreuve de supériorité. Hâshim voulut éviter de se mesurer à quelqu’un de si inférieur à lui, à la fois en âge et en dignité; mais les Quraych qui aimaient de tels duels, ne le laissèrent pas s’esquiver. Aussi accepta-t-il le défi, mais à condition que le perdant offre cinquante chameaux aux yeux noirs et qu’il s’exile de la Mecque pendant dix ans. Un devin Khozâïte fut désigné arbitre. Ayant écouté les prétentions des deux parties, il déclara Hâshim vainqueur. Celui-ci prit les cinquante chameaux, les abattit et nourrit de leur viande toutes les personnes présentes. Omayyah partit donc pour la Syrie et s’y exila pendant dix ans comme convenu. Telle est donc l’origine de la rivalité et du conflit entre les Omayyades et les Hâshimites, qui feront, après plusieurs générations des ravages parmi les Hâshimites, c’est-à-dire, les descendants du Prophète saw en particulier, et leurs partisans en général

 

  • fils de `Abdou Manâf
  • fils de QouSayy : 

Cheikh de la Mecque et chef du territoire environnant. Il fut investi des cinq privilèges du gardien de la Ka’abah, à savoir:  Le Hijâbah (possession des clés et du contrôle du Sanctuaire) ; La Siqâyah et la Rifâdah (le droit de fournir boisson et nourriture aux pèlerins) ; La Qiyâdah (commandement des troupes en temps de guerre) ; Le Liwâ'(droit d’attacher la bannière à la Hampe et de la présenter au porte-étendard); Le Dâr-al-Nadwah (Présidence du Conseil) . Ses ordres étaient souverains. Ultérieurement, ces fonctions furent donc héritées par ses petits-fils.

 

  • fils de Kilâb
  • fils de Mourrah
  • fils de Ka`b
  • fils de Lou’ayy
  • fils de Ghâlib
  • fils de Fihr :

Fihr Ibn Mâlik , surnommé « Quraysh » . C’est de lui que vient le nom de la tribu de Quraysh . Il a défendu la Mecque contre le Himyarite roi du Yemen qui voulait transférer la Ka‘aba dans son pays. Un vif engagement suivi dans lequel le peuple Himyar  a été défait, et leur roi Hassan a été fait prisonnier par Fihr Ibn Mâlik pendant deux ans jusqu’à ce qu’il a payé sa rançon. Fihr est l’ancêtre commun des 10 compagnons promis au paradis. Raa.

 

  • fils de Mâlik
  • fils de An-NaDr 
  • fils de Kinânah
  • fils de Khouzaymah
  • fils de Moudrikah
  • fils de Ilyâs 
  • fils de MouDar
  • fils de Nizâr
  • fils de Ma`add
  • fils de `Adnân

Et `Adnân descend du Prophète Ismâ`îl aws, fils du Prophète Ibrâhîm aws. Fait reconnu et admis unanimement par les historiens et savants des 3 religions.

 

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Autour de la naissance de l’Envoyé d’Allah, saw

 

 لَقَدْ جَاءكُمْ رَسُولٌ مِّنْ أَنفُسِكُمْ عَزِيزٌ عَلَيْهِ مَا عَنِتُّمْ حَرِيصٌ عَلَيْكُم بِالْمُؤْمِنِينَ رَؤُوفٌ رَّحِيمٌ 

« Il vous est parvenu un Messager issu d’entre vous, qui craint pour vous que vous ne commettiez ce qui fait mériter le châtiment, qui s’attache avec ferveur à ce que vous ayez la foi, qui fait preuve d’une immense compassion et qui est miséricordieux envers les croyants » sûrat At-Tawbah / 128

 

Allâh subhanahou wa ta’âla  a envoyé le meilleur des guides  Muhammad saw et a fait de lui la meilleure de Ses créatures et la plus honorable selon Son jugement. Il l’a honoré par rapport à toutes les créatures au point que soient apparus, lors de sa naissance, des signes miraculeux qui indiquent l’éminence de Ses bénédictions.

 

وَقَالَ الَّذِينَ فِي النَّارِ لِخَزَنَةِ جَهَنَّمَ ادْعُوا رَبَّكُمْ يُخَفِّفْ عَنَّا يَوْمًا مِّنَ الْعَذَابِ قَالُوا أَوَلَمْ تَكُ تَأْتِيكُمْ رُسُلُكُم بِالْبَيِّنَاتِ قَالُوا بَلَى قَالُوا فَادْعُوا وَمَا دُعَاءُ الْكَافِرِينَ إِلَّا فِي ضَلَالٍ إِنَّا لَنَنصُرُ رُسُلَنَا وَالَّذِينَ آمَنُوا فِي الْحَيَاةِ الدُّنْيَا وَيَوْمَ يَقُومُ الْأَشْهَادُ يَوْمَ لَا يَنفَعُ الظَّالِمِينَ مَعْذِرَتُهُمْ وَلَهُمُ اللَّعْنَةُ وَلَهُمْ سُوءُ الدَّارِ

« Ceux qui seront en enfer diront aux anges gardiens de la géhenne invoquez votre Seigneur d’alléger un jour de notre châtiment ; Ils diront : « vos messagers ne vous apportaient-ils pas les preuves évidentes (par les miracles) ? » Ils diront : « Si » ! Les anges diront : « Invoquez alors » ! Et l’invocation des mécréants n’est que vaine. Nous donnons la victoire, certes, à Nos messagers et à ceux qui croient, dans la vie d’ici bas et dans l’au-delà, au jour où les excuses des injustes ne leur sera point utile, il y aura pour eux la malédiction et la pire demeure. » sûrat Ghâfir / 49 à 52

 


 

« Si vous ne croyez pas quand je vous ai parlé des choses terrestres, comment croirez vous quand je vous parlerai des choses célestes ? » Issa aws ; Jean 3. 12


 

 

Parce qu’il est bon pour le coeur du croyant de croire comme un enfant aussi, d’avoir Foi juste parce que tout est possible pour Allah ta’alâ …

Le cheikh Suyutî mentionne dans son livre que les récits ici rapportés par Abou Nou’aïm, ont un statut de très réprouvé (Mounkar) et que lui-même ne les a retranscrit dans son livre que pour suivre l’Autorité de Abu Nou’aïm qui ne les a pas délaissé. C’est donc un des grands savants de l’Islam parmi ceux qui ont composé des ouvrages au sujet de la naissance du prophète saw,  qui a rapporté ces récits . Allahou ‘alam . Un beau voyage néanmoins qui ne manque pas de remplir le coeur du musulman d’émotion . Cadeau … 

  • Rapporté par Al Hakim , les compagnons raa du Prophète saw lui ont demandé : « Ô Messager d’Allah ! informe-nous à ton sujet . »  Il répondit  saw : « Je suis la concrétisation de l’invocation d’Ibrahim aws et de la bonne annonce de ‘Issa aws et ma mère a vu, lorsqu’elle fut enceinte, comme une lumière qui jaillit d’elle et qui illumina les terres du Cham. »

Cheikh Suyutî a précisé que la parole « lorsqu’elle était enceinte » désigne un songe qu’elle fit en étant enceinte, et quand vint la nuit de la naissance, elle vit cela réellement de ses yeux .

 

  • Comme le rapporte  Ibn Ishaq : « Amina a raconté que lorsqu’elle était enceinte , on lui a dit : « Tu portes le maître de cette communauté avec tel signe et tel signe, et il sortira avec lui une lumière qui illuminera les palais de Bosr (localité de Damas) dans le pays du Cham, lorsqu’il naîtra appelle-le « Muhammad».»

 

  • Rapporté par Halima : « Craignez-vous qu’il ne soit touché par le démon. Par Allah, il n’a aucun moyen d’accéder à lui. Par Allah, de grandes choses se préparent pour mon garçon. Voulez-vous que je vous en parle ? – Certes, lui répondîmes-nous. – ma grossesse fut la plus aisée. Je vis lorsque je le portais, sortir de moi une lumière qui éclaira pour moi les palais du Shâm. Quand il vint au monde, sa tête était tournée vers le ciel et ses mains posées sur le sol. Vous pouvez le laisser et faites bon retour. » Ainsi, la mère du prophète saw affirma des miracles de son enfant avant même sa mise au monde .

Ibn Kathir dit de ce hadith qu’ il est l’un des ahadiths célèbres chez les biographes musulmans.

  • Il est rapporté par Abou Nou’aïm selon ‘Amrou ibn Qoutaïba qui a dit :

« J’ai entendu mon père dire, et il est une provision de science : « Lorsque Amina s’apprêtait à accoucher, Allah dit à ses anges : «Ouvrez toutes les portes du ciel et toutes les portes des Paradis.» Et Allah ordonna aux anges d’y assister, ils descendirent s’annonçant la bonne nouvelle mutuellement, les montagnes de ce monde s’allongèrent, et les mers s’élevèrent, ses habitants s’annonçant la bonne nouvelle, il ne restait pas un ange qui n’y a pas assisté et qui s’empara d’un démon en l’enchaînant de soixante dix carcans, le jetant renversé dans l’abîme de la mer verte, les démons et leurs chefs furent enchaînés, le soleil fut habillé ce jour là d’une lumière intense, au dessus de sa tête se trouvait soixante dix mille Houris qui voltigeaient en attendant la naissance de Muhammad (saw), et cette année-là en l’honneur de Muhammad,(saw) Allah permit aux femmes de ce monde d’avoir un garçon, et il ne restait pas un seul arbre qui ne porta des fruits, ni un effrayé qui ne soit rassuré. (…) Lorsque le Prophète saw naquit, ce monde s’est empli de lumière et les anges se félicitèrent les uns les autres, dans chaque ciel on fit retentir un pilier d’émeraude et un pilier de pierres précieuses s’illumina, et ce dernier est célèbre dans le ciel, et le Messager d’Allah saw l’a vu le jour où il a accompli son ascension, il lui fut dit : «C’est pour annoncer ta naissance qu’on le fit retentir.» Allah fit pousser sur les bords du fleuve Kaouthar soixante dix mille arbres exhalant une odeur suave de musc et ses fruits sont l’encens des Gens du paradis, chaque habitant des cieux invoqua Allah en paix, toutes les idoles eurent la tête renversée en bas, quant à Lat et ‘Ouzza, elles sortirent de leurs coffres en disant : «Malheur à Qouraïch ! Le loyal est arrivé ! Le véridique est arrivé ! Qouraïch ne se doute pas de ce qui l’attend !» Quant à la Maison Sacrée , la Ka’ba, on entendit retentir une voix en son sein qui disait : «Maintenant ma lumière va m’être rendue ! Maintenant mes visiteurs vont venir ! Maintenant je vais être purifiée des souillures de l’ère de l’Ignorance ! Ô ‘Ouzza tu es perdue !» Et la Maison ne cessa de trembler durant trois jours et trois nuits. Ce fut le premier signe que Qouraïch a constaté suite à la naissance du Messager d’Allah saw ».

 

 ‘Âminah la fille de Wahb fut enceinte portant le Messager d’Allâh saw l’après-midi du vendredi de la première nuit de Rajab. Lorsqu’elle fut enceinte de lui , on voyait les oiseaux voleter au dessus d’elle par honneur pour celui qu’elle portait en son sein. Lorsqu’elle voulait puiser de l’eau d’un puits, l’eau montait jusqu’à elle par honneur et gloire pour le Messager d’Allâh saw qui venait …

 

Elle disait : « J’entendais le tasbîh des anges autour de moi et j’ai entendu quelqu’un dire : «Voici le maître des messagers». Or j’ai vu dans le rêve un arbre qui portait des étoiles. Parmi elles, il y avait une étoile plus éclatante de lumière que toutes les autres. Quand je l’ai regardée et que je contemplais sa lumière et son scintillement, elle est tombée sur mes genoux. Et j’ai entendu une voix me dire : « Voici le Prophète, le maître des Messagers. » Puis un ange est venu à moi et m’a annoncé : « Tu es enceinte du meilleur des Messagers et du Maître des croyants. » Je me suis réveillée alors de mon sommeil et j’ai raconté ce que j’avais vu à mon époux . Il m’a dit : « Allons voir Khalîfah Ibnou `Attâb, il t’expliquera ce rêve. »  Nous sommes partis le voir et je lui ai raconté ce que j’avais vu. Il m’a dit :  « L’arbre est Ibrâhîm Al-Khalîl, et les étoiles sont les Prophètes parmi ses descendants. Quant à l’étoile qui scintille et qui est plus lumineuse que toutes les autres, elle est le prophète qui apparaîtra dans cette époque, qui détruira les idoles et qui adorera Ar-RaHmân. Et le fait que cette étoile soit tombée sur tes genoux signifie que tu accouchera de lui. Sa nouvelle se propagera de l’Orient à l’Occident. » 

 

 `Abdu l-Lâh,  est tombé malade ensuite lors d’un voyage et il est décédé à Médine, alors que ‘Aminah était enceinte du Messager d’Allâh saw. Lorsqu’il est mort, les anges ont interrogé leur Seigneur, non pas par objection car les anges n’émettent jamais d’objection à Allâh. Ils ont dit : « Ô notre Seigneur, est-ce que Ton Prophète, qui est Ton bien-aimé sera donc orphelin ? Allâh Ta`âlâ dit : « Je suis prioritaire pour le préserver, Je suis prioritaire sur sa mère et son père. C’est Moi Qui l’ai créé et Qui lui accorderai sa subsistance, c’est Moi Qui le ferai grandir et Qui lui donnerai la victoire sur ses ennemis et Je suis sur toute chose Tout-Puissant ».

 

Lorsque ‘Aminah fut enceinte du Messager de Allâh saw, paru alors la clarté de sa conviction, et la lumière de Muhammad saw se manifesta sur son visage.  Chaque mois de sa grossesse venait à elle un prophète, aws. Les prophètes aws lui annonçaient la bonne nouvelle de la naissance du Messager d’Allâh saw. Elle a vu le premier mois le prophète ‘Adam aws ,  le deuxième mois le prophète Chîth aws, le troisième mois le prophète Idrîs aws,  le quatrième le prophète NôuH aws, le cinquième le prophète Hôud aws, le sixième le prophète Ibrâhîm aws, le septième mois le prophète Ismâ`îl aws. Au huitième mois elle a vu le prophète Môuçâ aws et au neuvième mois, elle a vu le prophète `Içâ -Jésus- qui lui a annoncé la bonne nouvelle de la naissance du prophète Muhammad saw au cours de ce mois-là.

 

Elle a dit : « Je suis restée là et j’ai entendu un bruit entre le ciel et la terre ; j’ai vu un ange immense qui portait trois drapeaux. Il a mis le premier sur l’Orient, le deuxième sur l’Occident et le troisième sur Al-Baytu l-Harâm, la Ka`bah. »

 

‘Âminah dit : « Lorsque ce fut la nuit du douzième jour de Rabî`ou l-‘awwal, j’ai su que celui qui était dans mon ventre voulait descendre. Je me suis mise à pleurer du fait de me retrouver seule dans la maison. C’est alors que, d’un coin de la maison, j’ai vu quatre femmes de grande taille, vêtues de pagnes blancs. Elles étaient telles des lunes radieuses. Elles embaumaient un parfum magnifique, je leur ai dit : «Qui êtes vous donc, vous dont Allâh par Sa grâce m’a accordé la présence dans ma solitude et Qui a soulagé, par vous, mon épreuve ?» La première répondit : «Je suis Maryam fille de `Imrân, voici à ta gauche sârrah la femme de Ibrâhîm, voici à ton niveau, derrière toi Hâjar, la mère de Ismâ`îl et voici devant toi Âçiyah fille de MouzâHim».

 

Aminah rapporte : «À cet instant, j’ai vu comme des étoiles filantes partir de droite et de gauche.Allâh révéla à RiDwân : Ô RiDwân, décore le Paradis et mets devant ses demeures les Hôuri -femmes du Paradis- et les Wildân -serviteurs des gens du Paradis-, les anges se sont prosternés et il a été dit à Mâlik : «Ô Mâlik, ferme les portes de l’enfer et enchaînes les diables pour la descente des chefs parmi les anges».

 

‘Âminah a dit : « Je n’ai pas ressenti ce que ressentent les femmes lors de l’accouchement. Je transpirais beaucoup comme du musc, chose à laquelle je n’étais pas habituée auparavant, et je me suis plainte de la soif. C’est alors qu’un ange m’a amené une gorgée d’eau dans un récipient d’argent. C’était une boisson plus douce que le miel, plus fraîche que la neige et d’une meilleure odeur que le musc. Je l’ai prise et je l’ai bue. C’est alors qu’une lumière m’a inondée. J’ai été étonnée et me suis mise à regarder à droite et à gauche. Tandis que j’étais assise, voici qu’un magnifique volatile blanc est venu et a passé ses ailes sur mon ventre en disant : « Descends, ô Messager d’Allâh, Descends, ô Messager d’Allâh … » Le Créateur, Celui Qui sait les choses cachées et les choses apparentes m’a aidée et j’ai accouché du Bien Aimé d’Allâh Muhammad (saw). »

 

‘Âminah a dit : « Quand il sortit, est sorti avec lui une lumière qui a éclairé de l’Orient à l’occident. Il est né avec du kohl aux yeux et il était oint, circoncis, et le cordon ombilical sectionné. Lorsqu’il est né, trois anges se sont précipités auprès de lui. L’un avait un récipient d’or, le deuxième une cruche d’or et le troisième une serviette de soie verte. Ils l’ont lavé avec une eau parfumée. »

 

‘Aminah a dit : « Lorsque j’ai accouché du Messager d’Allâh saw, je l’ai vu la tête levée vers le ciel, y dirigeant son doigt. Jibrîl l’a pris, les anges se sont envolés en le portant avec eux. Mîkâ’îl l’a enveloppé dans un drap blanc du paradis et l’a donné à RiDwân qui lui a donné à manger dans la bouche tout comme un oiseau donne à manger à son petit. Je le regardais, c’était comme s’il disait : Ajoute-moi. Et RiDwân lui disait : « Cela te suffit, ô bien-aimé d’Allâh, il n’y a pas de science ni d’indulgence qui ait été accordée à un prophète sans que cela te soit accordé. Attache-toi alors à la voie de droiture. Celui qui suivra ce que tu dis et ta Loi sera rassemblé dans ton groupe. »

C’est alors que quelqu’un a dit : « Tournez avec lui aux orients de la terre et à ses occidents, et faites-le passer aux endroits où sont nés les prophètes. Donnez-lui la sérénité d ‘Adam, la connaissance de Chîth, la douceur de NôuH, la proximité due à l’agrément accordée à Ibrâhîm, la satisfaction de Is-Hâq, l’éloquence de Ismâ`îl, la sagesse de Louqmân, la patience de ‘Ayyôub, la belle voix de Dâwôud, la force de Môuçâ, l’ascétisme de `Îçâ, la compréhension de Soulaymân, la médecine de Dânyâl, le respect qu’inspirait Ilyâs, la préservation de YaHyâ, l’acceptation de Zakariyyâ, et enveloppez-le des caractères des prophètes et couvrez-le. Il est le bien-aimé du Seigneur des mondes, honneur aux genoux qui l’ont serré, honneur aux bras qui l’ont étreint, honneur aux bras qui l’ont pris et honneur à la maison qu’il a habitée. »

Les oiseaux ont alors dit : « Nous nous chargerons de le nourrir ». Les anges ont dit : « Non, nous sommes prioritaires. » Les fauves ont dit : « Nous l’allaiterons ». 

Et Allâh a dit ce qui signifie : « Je suis prioritaire sur Mon prophète MuHammad . J’ai réservé que ne l’allaitera que Mon esclave Halîmah ». »

* Il convient de noter qu’aucune femme n’a accepté de prendre le Prophète saw afin de l’allaiter. Une seule femme se proposa en effet, à savoir Halima bint al-Harith , qu’Allah l’agrée… 

 

saw

 

  • Il est rapporté par l’Autorité Abou Zakaria ibn ‘A-idh au sujet de sa naissance, selon Ibn ‘Abbas raa qu’Amina avait parlé du jour de son enfantement et des choses étranges qui étaient survenues. Elle dit :

« Alors que je m’étonnais, voilà que vinrent trois personnes et on aurait dit que le soleil se levait sur leurs visages. Dans les mains de l’un d’entre eux, il y avait une aiguière en argent, et dans cette aiguière il y avait comme une odeur de musc, et dans les mains du second, il y avait une écuelle en émeraude vert qui avait quatre côtés, et sur chaque côté une perle blanche, puis quelqu’un dit : « Voici la terre de l’orient à l’occident avec ses terres et ses mers, saisis-là ô bien-aimé d’Allah de n’importe quelle côté. »  Elle dit : «j’ai observé pour voir de quel côté il a saisi l’écuelle et il l’a prise au milieu et j’ai entendu dire : « Par le Seigneur de la Ka’ba, Muhammad a saisi la Ka’ba, Allah va en faire sa Qibla et un endroit béni.» Puis j’ai vu aux mains du troisième, une soie blanche bien pliée, il l’a déployée et il y avait un sceau magnifique qui ravit le regard de ceux qui le contemple, ensuite il vint vers moi et celui qui avait l’écuelle l’a prise et l’a lavée sept fois avec l’aiguière, ensuite il a placé le sceau entre ses épaules et l’enveloppa dans la soie, l’attachant avec un fil de musc suave, ensuite il l’a pris et mis entre ses ailes un instant.

Ibn ‘Abbas a dit : « Il s’agissait de Ridwan, le gardien des Paradis. »

Elle ajouta : « Il a dit dans son oreille des paroles que je n’ai pas comprises, il a dit ensuite : « Reçois la bonne nouvelle, ô Muhammad, il n’y a pas une seule science accordée à un prophète sans qu’elle ne te soit accordée, tu es le plus savant et le plus vaillant d’entre eux. Avec toi tu as les clefs de la victoire, et tu es aidé par la crainte et la frayeur, toute personne qui entend parler de toi, voit son cœur tremblant et apeuré, même s’il ne te voit pas, ô lieutenant d’Allah. »

 

  • Le texte ci dessous présente des morceaux choisis tiré d’une traduction française des célèbres Chroniques de l’imam Tabari, théologien, juriste et historien persan (839-923) :

« La tradition rapporte que, au moment de la naissance du Prophète, saw toutes les idoles qui se trouvaient dans la ville de La Mecque et dans le temple de la Kaaba furent renversées et tombèrent sur la face et le feu adoré des mages de tous les pyrées [temples zoroastriens], dans l’Arabie et dans la Perse, s’éteignit dans cette nuit. Dans la même nuit, Nouchirwan [le roi de Perse] vit en songe les tours de son palais renversées. Le grand Mobed [souverain pontife de la religion zoroastrienne] eut un songe dans lequel il vit comment de grands chameaux vigoureux luttèrent contre de petits chameaux arabes en petit nombre, comment ils furent mis en fuite, comment les chameaux arabes passèrent le fleuve Tigre, pénétrèrent dans la Perse et s’y répandirent. […] Le lendemain, on reçut de la Perse la nouvelle que le principal feu s’était éteint dans le pyrée […] . Il y avait mille ans que ce feu ne s’était éteint. […] Le Mobed  dit alors: «Un grand événement se passe parmi les Arabes. Il viendra de là quelqu’un qui subjuguera la Perse et qui triomphera de sa souveraineté et de sa religion. »

  • D’après At-Tabari, Al-Bayhaki et d’autres : quatorze balcons s’écroulèrent au palais de Kisra ( la Perse ). Le feu des mazdéens s’éteignit ( feu qu’adoraient les Rois Mages ). Des églises s’écroulèrent et s’engouffrèrent dans le lac Sawa. La lune se fendit et les diables furent lapidés pour protéger le ciel.

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  • Il est rapporté par Ibn Sa’d, El Hakem, Baïhaqi et Abou Nou’aïm selon ‘Aïcha raa qui a dit :« Il y avait un juif qui vivait à La Mecque et qui commerçait avec elle, lorsque ce fut la nuit de la naissance du Messager d’Allah saw , il demanda au cours d’une assemblée de Qouraïch : «Avez-vous eu une naissance au cours de cette nuit ?» Le groupe répondit : «Par Allah, nous n’en savons rien.» Il dit : «Retenez bien ce que je vais vous dire, cette nuit le prophète de cette ultime communauté est né, entre ses épaules il y un signe ressemblant à des poils serrés comme la crinière d’un cheval, il ne va pas téter pendant deux nuits car un ‘Ifrit parmi les Djinn (djinn spécialement fort et croyant ) est entré dans son doigt et s’est installé dans sa bouche l’empêchant de téter.» Ensuite l’assemblée se sépara tout en étant étonnée de ses propos, et lorsqu’ils retournèrent dans leurs demeures, ils en informèrent chaque membre de leurs familles. Ils dirent : «‘Abdallah ibn ‘Abdul Mutalib a eu un enfant qui a été appelé «Muhammed».»  Lorsque le groupe s’est réuni de nouveau, ils furent rejoints par le juif et ils l’en informèrent. Il dit : «Venez avec moi afin qu’on aille le voir.» Ils l’accompagnèrent jusqu’à chez Amina, et il dit : «Fais-nous voir ton fils.» Elle le sortit et ils découvrirent son dos et quant il vit cette marque, il tomba évanoui. Lorsqu’il se réveilla, ils lui dirent : «Malheur à toi, que t’arrive-t-il ?» Il dit : «Par Allah, la prophétie a quitté les Fils d’Israël ! Ne vous réjouissez vous donc pas ô peuple de Qouraïch !? Par Allah, il va vous révéler brusquement au monde jusqu’à être connu de l’orient à l’occident.» »

 

  • Il est rapporté par Baïhaqi et Ibn ‘Asaker, selon Abou-l-Hakam Tanouhi qui a dit : Lors d’une naissance dans la tribu de Qouraïch, les femmes couvraient le nouveau né d’une marmite la nuit. Lorsque le Messager d’Allah saw naquit, ‘Abdul Mutalib le confia aux femmes afin qu’elle le couvre d’une marmite.(tradition chez les arabes).  Lorsque ce fut le matin et qu’elles allèrent le voir, elles trouvèrent la marmite coupée en deux, et lui, avait les yeux ouverts contemplant le ciel. Lorsque ‘Abdul Mutalib vint les voir, elles lui dirent : « Nous n’avons jamais vu un nouveau né comme lui, on a trouvé la marmite coupée en deux, et il avait les yeux ouverts et contemplait le ciel. » Il leur dit : «Préservez-le bien, car j’ai bon espoir qu’il devienne quelqu’un d’éminent.» Quant ce fut le septième jour, il y eu le sacrifice et Qouraïch lui souhaitèrent ses vœux. Puis à l’heure du repas, ils lui demandèrent : «Ô ‘Abdul Mutalib, comment l’as-tu nommé ?» Il dit : «Je l’ai appelé «Muhammad» Ils dirent : «Pourquoi t’es tu détourné des noms habituels de ta famille ?» Il dit : «Je veux qu’Allah le louange dans le ciel et que ses créatures le fassent sur terre.»

 

  • Il est rapporté par Abou Nou’aïm et Ibn ‘Asaker par la voie de Moussayeb ibn Charik, selon Mohammed ibn Charik, selon ‘Amrou ibn Chou’aïb, selon son père, selon son grand-père qui a dit : «Il y avait à Dhahran un moine originaire du Cham qu’on appelait ‘Iyssa, et qui possédait une très grande science, il s’isolait dans une tour à lui. Il vint à La Mecque et quant il rencontra les gens, il leur dit : «Il semble que va naître parmi vous un nouveau né, ô gens de la Mecque, qui va dominer les arabes à sa religion et soumettre les non-arabes, il s’agit là de son époque. Celui qui parviendra jusqu’à lui et qui le suivra, il aura réussi son chemin, et celui qui parviendra jusqu’à lui et qui s’opposera à lui, il aura perdu son chemin. Et par Allah je n’ai quitté la terre du vin, du levain et de la sécurité, et fréquenté la terre de l’adversité, de la faim et de la peur que pour pouvoir le chercher.» Il se renseignait pour chaque naissance qu’il y avait à La Mecque. Ensuite au matin du jour de la naissance du Messager d’Allah saw ‘Abdul Mutalib partit vers ‘Iyssa jusqu’à arriver au pied de sa tour d’où il l’appela. Il dit : «Qui est là ?» Il répondit : «Je suis ‘Abdul Mutalib» et il l’accueillit avec honneur. Il lui dit : «Sois un père pour lui, car certes il est bien né un lundi ce nouveau né dont je vous parlais, et il sera envoyé un lundi, et il mourra un lundi, son étoile est apparue la nuit dernière et le signe de cela est que pendant trois jours, il va souffrir et se plaindre d’un mal puis il se rétablira. Surtout n’en parle pas car il n’y a personne qui ne soit jalousé et envié plus que lui. »  Il demanda : «Combien de temps va-t-il vivre ?» Il répondit : «Que sa vie se rallonge ou se raccourcisse, il n’atteindra pas les soixante dix ans, il mourra dans un nombre impaire de la soixantaine, à soixante et un an ou soixante trois ans, comme la plupart de sa communauté […]»

 

  • Il est rapporté par Abou Nou’aïm selon Ibn ‘Abbas raa qui a dit : «A l’époque de l’Ignorance, lorsqu’il y avait un nouveau né au cours de la nuit, on le plaçait sous un récipient et on ne pouvait le regarder qu’au matin. Lorsque le Prophète saw naquit, il fut installé sous une marmite, or lorsqu’ils se levèrent le matin, ils trouvèrent la marmite coupée en deux et lui contemplait le ciel, ils en furent très étonnés. Puis ils l’emmenèrent auprès d’une femme de la tribu des Bani Bakr afin de l’allaiter, et depuis qu’elle l’allaita le bien s’est répandu sur elle de tous les côtés, elle possédait des petites brebis qu’Allah a bénies, elles engraissaient et croissaient.»

 

  • En effet, Halima bint al-Harith dit : « Nous jouîmes sans interruption de cette bénédiction de la part d’Allah jusqu’à ce que l’enfant atteigne sa deuxième année et que je le sevrai. Il grandissait bien, mieux que les autres garçons. À l’âge de deux ans, il renonça lui-même à mon lait et préféra manger. Nous l’amenâmes à sa mère, tout en souhaitant vivement qu’il pût rester parmi nous à cause des bénédictions qu’il nous apportait. Je dis alors à sa mère : « Laisse-nous notre petit garçon encore une année. Nous craignons pour lui l’insalubrité de la Mecque. » Nous insistâmes tellement qu’elle consentit à nous le confier une nouvelle fois, et nous le ramenâmes à la maison. » . 
  • Quelques temps après que Halima soit revenue avec le Prophète saw chez elle, un miracle se produisit. En effet, deux anges lui ouvrirent la poitrine afin de retirer le moindre mal se trouvant dans son cœur. À la suite de cela, ils remirent le cœur du Messager d’Allah saw dénué de tout mal et entièrement pur, dans sa poitrine. C’est en ce sens que Halima bint al-Harith dit : « Deux ou trois mois après notre retour, alors que lui et son frère se tenaient derrière nos tentes avec quelques-uns de nos agneaux, son frère vint vers nous en courant et nous dit : « Mon frère le Qurayshite ! Deux hommes vêtus de blanc l’ont couché par terre et ils lui ont ouvert la poitrine ». Je courus vers lui avec son père et nous le trouvâmes debout, mais son visage était pâle. Son père le serra dans ses bras et lui demanda : « Qu’as-tu, mon fils ? » Il répondit : « Deux hommes vêtus de blanc sont venus à moi, ils m’ont couché par terre, m’ont ouvert la poitrine, en ont sorti je ne sais quoi puis l’ont remis à sa place ».

 

  • Il est rapporté par Zoubeïr ibn Bakar et Ibn ‘Asaker selon Ma’rouf ibn Kharboudh qui a dit : «Iblis pouvait traverser les sept cieux, et quant ‘Issa aws fut né, il ne put alors plus accéder à trois d’entre les cieux, puis lorsque le Messager d’Allah saw naquit, il ne put plus accéder au sept.» Il dit : «Et il est né le lundi à l’aube.»

D’après certains savant, le ciel ne se serait fermé aux Djinns que le jour où Muhammad a reçu la Révélation. Et non le jour de sa naissance.

 

Voici en résumé tout ce qui se dit être arrivé autour de la naissance du Messager d’ Allâh, le prophète de l’Islam ,  Salla l-Lâhou `alayhi wa sallam. Tout cela indique son degré élevé auprès d’Allah subhanahou wa ta’âla et nous demandons humblement à ce qu’Allâh ‘azza wa jal nous fasse profiter de notre bien aimé Prophète saw.

Et la louange est à Allâh, le Créateur des mondes. الحمد لله رب العالمين

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