Zayd Ibn Aslam a rapporté de son père qui a dit : J’ai entendu ‘Umar Ibn al-Khattâb raa dire : « Le Messager d’Allâh saw a ordonné de donner l’aumône, et il se trouvait que j’avais une somme d’argent. Alors je me suis dit : Aujourd’hui, je ferai mieux qu’Abû Bakr (raa), si j’arrive un jour à rivaliser avec lui. J’ai fait don de la moitié de ma richesse. Le Messager d’Allâh saw m’a demandé : Qu’as-tu laissé pour ta famille ?
J’ai dit : J’ai laissé l’équivalent de ce que j’ai donné.
Mais Abû Bakr (raa) avait apporté toute sa richesse et le Messager d’Allâh saw lui a demandé : Qu’as-tu laissé pour ta famille?
Il a répondu : Je lui ai laissé Allah et Son Messager (saw).
J’ai dit : Je ne rivaliserai plus jamais avec toi en quoi que ce soit. »


D’après Abou Hourayra raa, le Messager d’Allah saw a dit :

– Lequel d’entre vous a débuté la journée en jeûne ? Moi, dit Abû Bakr raa

-Lequel d’entre vous a accompagné aujourd’hui un mort à sa dernière demeure ? Moi, dit Abû Bakr raa

-Lequel d’entre vous a nourri un nécessiteux aujourd’hui ? Moi, dit Abû Bakr raa

-Lequel d’entre vous s’est rendu aujourd’hui au chevet d’un malade ? Moi, dit Abû Bakr raa.

-Celui qui accomplit tous ces actes entrera au paradis »

rapporté par Muslim, 1028.

 


 

Trois semaines après la mort du Prophète saw, l’expédition menée par Usâma s’ébranla vers la Syrie. Le Calife Abû Bakr raa lui-même l’escorta jusqu’à la sortie de Médine et donna aux soldats les directives suivantes . Il leur dit :

 « Ne vous comportez pas à la manière des traîtres ! Ne vous adonnez pas aux mutilations à la manière de vos ennemis et ne tuez ni enfant, ni vieillard, ni femme. Évitez d’abattre ou de brûler les palmiers et les arbres fruitiers. Evitez
de tuer les animaux domestiques, sauf pour vous nourrir. Dans votre expédition, vous allez rencontrer des gens
qui se sont retirés dans des monastères pour s’adonner à la méditation et au recueillement :
Laissez-les et ne les perturbez pas ! »

Il leur dit ensuite : « Partez au Nom de Dieu ! »


Au temps où Abu Bakr raa était le calife, ‘Umar Ibn Al Khattâb raa avait remarqué que ce dernier quittait souvent la mosquée rapidement après la salât vers une maison et en ressortait quelques heures après. ‘Umar raa décida un jour d’attendre qu’Abu Bakr raa sorte de la maison pour y entrer à son tour afin de comprendre ce qu’il se passait. Il frappa à la porte et découvrit une vieille femme aveugle avec ses trois enfants. Alors il lui demanda qui était chez elle . Elle répondit qu’elle ne connaissait pas son visiteur mais qu’il venait régulièrement chez elle pour nettoyer la maison, laver son linge , traire sa chèvre et lui préparer de la nourriture .

‘Umar raa pleura et dit : « Ô Abû Bakr ! Tu as chargé trop lourd ton successeur. »


 

Abou Hourayra raa a dit : « Lorsque mourut le Messager d’Allâh saw, qu’Abû Bakr raa lui succéda et qu’un certain nombre de tribus arabes apostasièrent, ‘Umar raa dit : « Comment combattrais-tu ces gens alors que le Messager d’Allah (saw) a dit : « J’ai reçu l’ordre de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils disent : « Il n’y a de Dieu qu’Allâh », et celui qui l’a dit a mis à l’abri de moi ses biens et sa vie sauf pour ce qui en revient de droit à l’Islam, et c’est à Allah de lui demander des comptes »?
Abou Bakr raa lui dit alors : « Par Allah! Je combattrai sûrement tous ceux qui font une différence entre la prière et l’aumône légale car l’aumône est la redevance des biens. Par Allah! S’ils refusent de me donner un bout de corde qu’ils donnaient au Messager d’Allâh (saw), je les combattrai à cause de lui ».
‘Umar raa dit alors : « Par Allah! Je ne tardai pas à comprendre que c’était Allah qui avait fait choisir à Abû Bakr (raa) la solution du combat et j’ai su qu’il avait raison » ». Al-Boukhâri, Mouslim

Aïcha raa raconte : « mon père partit sur sa monture en brandissant son sabre vers Dhul Qasça. ‘Ali Ibn Abou Talib (raa) vint et attrapa les rênes de sa monture en disant : « Où vas-tu, calife du Messager d’Allah(saw) ?! Je te dis comme t’a ordonné le Messager d’Allâh (saw) le jour d’Uhud : Range ton sabre et ne nous cause pas la calamité de ta mort. Par Allah! S’il nous arrivait un malheur en ta personne, l’ordre de l’Islam ne sera jamais plus rétabli après toi ». Abû Bakr raa retourna alors et envoya l’armée.


Lorsque Abû Bakr raa fut sous le coup de la maladie, il réunit auprès de lui Talhah, ‘Uthman Ibn ‘Affan, ‘Abdu r-Rahman Ibn ‘Awf ainsi que d’autres parmi les grands compagnons raa et il les informa qu’il voyait ‘Umar Ibn Al-Khattab raa comme calife. Ils approuvèrent cela et firent l’éloge de son avis, puis il apparut devant les gens et les informa que ‘Umar raa serait son successeur. Il leur ordonna de l’écouter et de lui obéir. Ensuite, il appela ‘Uthman Ibn ‘Affan raa et lui dit : « Ecris ! » puis il lui ordonna de cacheter cet écrit avec le sceau du Messager d’Allâh saw, ce qu’il fit. Ensuite ‘Uthman raa sortit avec le pli et le lut aux gens. C’est alors qu’ils prêtèrent serment à ‘Umar Ibn Al-Khattab raa et les gens furent satisfaits que ce soit lui leur calife.

Ensuite Abû Bakr raa convoqua ‘Umar raa avec lequel il s’isola en privé et lui dit :

« Je t’ai désigné à ma succession, et je te recommande de craindre Allâh. Allâh n’exige que l’on s’acquitte de certains devoirs de nuit, qu’Il ne peut accepter que l’on retarde pour les accomplir de jour ! De même il y a des charges que l’on doit accomplir de jour, Allâh n’aime pas qu’on les retarde pour les éxecuter de nuit ! Allâh n’accepte pas d’actes surérogatoires tant que l’on ne s’est pas acquitté de l’obligatoire qui est prioritaire ! Et si certains verront au Jour Dernier, leur balance pencher vers le bien, ce ne sera certes que grâce à leur attachement à la Vérité. Tandis que ceux dont les pesées seront légères ce sera parce qu’ils auront suivi les voies de l’égarement ; il est bien évident qu’une balance qui n’aura été chargée que de mauvais actes ne vaudra pas grand chose.
Allâh a cité les gens du Paradis en les louant par les meilleurs actes qu’ils aient accompli, et Il leur a pardonné leurs erreurs. Si tu les cite à ton tour dis toi : « J’ai peur de ne pas être parmi eux ! »
De même Allâh a parlé des gens de l’Enfer, et Il leur a rappelé ce qu’ils commettaient. Lorsque tu te souviens d’eux, demande à ne pas être de ceux là. Ne te rappelles pas uniquement des versets où il n’est question que de la Miséricorde d’Allâh, mais souviens toi en même temps des versets qui parlent de Son Châtiment pour que tu sois de ceux qui craignent Allâh et espèrent en Lui. Pour que tu sois quelqu’un qui ne demande d’Allâh que ce qui est conforme à la Vérité, et ne se jette point dans les chemins de la perdition!
Si tu prends en considération mes recommandations, fait alors en sorte que le meilleur absent que tu souhaites rencontrer soit la mort, car elle va te rejoindre ; mais si tu négliges ce que je t’ai recommandé, la mort sera cet absent que tu n’aimes pas rencontrer, alors, qu’en vérité, tu ne pourras point la fuir! « 

Quand ‘Umar raa sortit, Abû Bakr raa leva les mains au ciel et invoqua Allâh en disant : « Seigneur, je n’ai voulu par cette décision que le bien des musulmans, pour les préserver de tout désordre (fitna) c’est pourquoi j’ai agi selon ce que Tu sais mieux que quiconque, et j’ai fait de mon mieux pour faire le bon choix ; j’ai donc désigné à leur tête le meilleure d’entre eux, le plus capable parmi eux pour s’acquitter de cette charge, celui qui est le plus attentif et le plus sage. Voilà que Ta décision en moi s’accomplit (par la mort) : Sois Celui qui les prendra en charge, car ils sont Tes serviteurs ; leur volonté est entre Tes Mains. Seigneur, réforme en bien leur tuteur fais en sorte qu’il soit parmi Tes « califes bien guidés » et réforme pour lui ses sujets ».


Pendant le Califat de ‘Umar Ibn Al Khattâb raa , l’exemple de la plainte déposée par un Copte d’Egypte contre le gouverneur `Amr ben Al-`Aç et son fils.

Ce fut lors d’une course de chevaux que le fils de `Amr ben Al-`Aç perdit contre un Copte. Il flagella ce dernier et l’emprisonna, en justifiant cette iniquité par son rang, c’est-à-dire « fils de deux nobles. » Le Copte réussit à s’échapper de sa geôle, se rendit à Médine où il présenta son cas à ‘Umar raa qui rappela de toute urgence `Amr ben Al-`Aç et son fils. S’étant attesté de l’exactitude des faits, il donna l’ordre au Copte de se faire justice lui-même en infligeant au « fils des deux nobles » le même châtiment que celui qu’il endura, puis il lui redonna le fouet pour qu’il fasse de même avec le père, ce que le Copte refusa, considérant qu’il avait obtenu satisfaction. C’est à cette occasion que ‘Umar Ibn Al Khattâb raa énonça la mémorable allocution :

« Depuis quand vous attribuez-vous le droit de réduire en esclavage des hommes, alors que leur mère les a engendré libres ? »


Il a été rapporté qu’un jour César dépêcha un agent vers ‘Umar Ibn Al-Khattab raa pour s’enquérir de sa condition et de sa politique. Une fois à Médine, il demanda aux Musulmans : « Où puis je touver votre roi ? »On lui répondit : »Nous n’avons pas de roi, mais un Emir ! Il est quelque part, hors de la ville ». Il partit à sa recherche et le trouva couché à même le sable, et pour oreiller son bâton. L’apercevant dans cette posture, il fut impressionné et dit :

« Cet homme, redouté de tous les rois par peur, mène une vie pareille ! C’est sûrement sa justice qui lui concède de jouir d’un sommeil aussi calme… alors que notre roi, qui est inique, est toujours sur ses gardes. »


Tabari rapporta que Umar Ibn Al Khattab raa a dit :

« Si un pâtre, au bord du Tigre ou de l’Euphrate, ( les deux fleuves d’Irak, à plus de trois mille kilomètres de Médine) égarait un mouton, j’aurais la crainte qu’Allah ne m’en demande des comptes, pour ne pas veiller sur son bien. »


Ali ibnu abi talib raa a dit :

« L’orphelin n’est pas celui qui a perdu ses parents.
Non ! L’authentique orphelin est celui qui ne possède ni savoir, ni éthique.»


Lorsqu’il fut calife et qu’il transféra sa capitale à Koufa (en Irak), les habitants lui proposèrent de s’installer dans le palais, mais il refusa le faste et préféra l’humilité pour se rapprocher d’avantage d’Allah, sans oublier les pauvres et les nécessiteux.

Il était partout, surveillant l’éthique des musulmans, la qualité des marchandises sur les marchés, veillant également à ce que les transactions se fassent selon les normes de la loi islamique, et les droits des gens respectés. Un jour qu’il surveillait la qualité des marchandises, un marchand lui demanda:

– « Ô Emir des Croyants ! Implore Allah afin que mon commerce soit florissant.» Ali raa lui répondit :

– As-tu appris les formalités du commerce ?

– Est-ce bien nécessaire, Imam ?

– Malheur à toi ! Il faut au préalable avoir compris la Loi d’Allah avant de se consacrer au commerce. Tu n’es pas sans savoir que le marchand ignorant ces lois se trouvera confronté à l’usure !»


Il arriva à Omar raa d’ adresser à Allah cette supplication :

« Ô Allah ! fais en sorte que je ne sois pas confronté à un cas litigieux si Abou Al Hassan n’est pas présent.»
Rapporté par Sa’id ben Al Moussayb

Lors de son califat, Omar ben AI Khattab raa disait : « Je jure par Allah que c’est toujours toi, ô Ali qui me dit la vérité sur ce que je dois faire.»

On rapporte ainsi qu’un jour, Umar raa fut confronté à un cas litigieux et difficile, en présence de Ali raa. ‘Umar raa notifia un verdict erroné, Ali  raa intervint et le corrigea, s’étant rendu compte de son erreur de jugement, ‘Umar raa s’écria : « Si ce n’est l’intervention équitable de Ali, ‘Umar aurait été perdu.»

………

Qu’Allah le Tout-Puissant les enveloppe dans Sa miséricorde….

ibn-taymiya

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